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Je conserve,en effet,quelques photos prises lors de mon séjour à REDJAS en 1956/57,notamment quelques diapos prises sur un grand marché en plein air qui se tenait sur un grand terrain vague au sud de l'agglomération.Je vous adresse l'uns d'entre elles en pièce jointe.Si vous le souhaitez,je pourrai vous communiquer la série complète.J'ai conservé un bon souvenir de REDJAS malgré les conditions de l'époque de mon séjour .Je suis heureux de constater,grace à votre site ,les progrès considérables réalisés depuis cette époque.
Je vous adresse,sans vous connaitre,mes bien sincères salutations. G.NEVEUX







Dernier sondage de l’institut «Aïcha et Bendou» : l’ancienne majorité sortira vainqueur des prochaines élections. Explication de M. Bendou, patron de la boîte :
«Ces jeunes qui vendent n’importe quoi sur les trottoirs, au nez et à la barbe des commerçants légaux, ces millions de fraudeurs des impôts, ces jeunes qui “pointent” une fois par mois, ces confréries qui reçoivent des subventions par milliards, ces assistés qui, au lieu de réclamer du travail, se bagarrent pour le couffin du Ramadan, ces agriculteurs qui ne remboursent pas leurs dettes, cette grande masse qui trouve son compte dans l’économie informelle : voilà les électeurs qui refuseront le changement. Et ils sont la majorité ! Rien de mieux que le couple FLNRND pour que ça continue comme avant…» - Et vous, Madame Aïcha, que pensez-vous du MSP ? «Le MSP, assis entre deux chaises, ne pourra pas bénéficier du soutien de tous ces électeurs qui chercheront d’abord à appuyer ceux qui sont pour la politique du gouvernement. Car, c’est cette dernière qu’ils veulent voir se perpétuer. Elle arrange tellement tous les paresseux, les opportunistes, les affairistes, les pachas locaux et même les importateurs inscrits au registre du commerce !»
farahmaamar20@hotmail.com
P. S. : Merci pour vos très nombreux messages d'encouragement suite au billet intitulé «Osons !». Oui, l'espoir existera toujours. Tant qu'il y aura des Hommes : VOUS !
La plupart des Etats qui ont des intérêts dans la région proclament, par les voies diplomatiques et politiques, leur attachement à l’unité territoriale du Mali, à sa souveraineté, à l’intangibilité de ses frontières.
Pourtant, le Mali ne sera plus comme avant, c’est une autre configuration qui sortira des conciliabules actuels. Il y a, assurément, anguille sous roche. Au désert, ça serait plutôt un serpent disséminé dans le sable. Au commencement était donc le président Touré. ATT, comme le désignent les Maliens, a été renversé un mois, seulement, avant la tenue d’élection présidentielle qu’il ne voulait, ni ne pouvait zapper ou frauder. Le capitaine Sanogo, inconnu au… bataillon, c’est le cas de le relever, se proclame chef suprême des armées et de tout le Mali. Azawad, mouvement targui indépendantiste depuis longtemps, ne résiste pas à la tentation et annonce, unilatéralement, la libération de toutes les étendues targuies. Immenses. Et sans doute, immensément riches. L’une d’elles, au Niger, est contrôlée par la France par le biais d’Areva, par l’uranium. Il n’y a pas que cela, au demeurant. Un deuxième acteur, puissant, nuisible, féroce, surarmé, argenté, occupe aussi le terrain au Mali. C’est Aqmi. Islamo-terroriste de son état, Belmokhtar et les siens ont non seulement pris une partie du territoire mais se sont avérés plus forts que l’Azawad qu’ils ont chassé de là où ils ne voulaient pas qu’il reste. Azawad est, certes, sommé de rejoindre la «mère-patrie», le Mali, mais n’est pas, pour autant, déclaré ennemi public. Le dialogue avec les Touareg du Mali est ouvert et est même la solution privilégiée pour toute solution au dossier malien. Les USA, qui sont là où est Al Qaïda, ne rejettent pas par principe l’indépendance Azawad, ils sont en contact régulier avec les Touareg. Demain, peut-être, qui sait, faut-il donner vie à un Etat viable au Sahel, dans tout le Sahel. L’Algérie, pays pivot dans la région, sahélien par une grande partie de son territoire, targui pour bon nombre de ses habitants, saharien par sa géographie, africain par culture, politique et civilisationnellement, notre pays est au centre de tout. Le pire dans le rapport de force actuel peut lui avoir été prescrit. Un Etat saharien ou sahélien était, déjà, évoqué par la France du temps de l’occupation de l’Algérie. Le projet, du moins des facettes du projet, a été soumis à la délégation du GPRA à Evian. La riposte, célèbre et géniale de Saâd Dahlab pour sauvegarder le Sahara, est d’ailleurs consignée dans les minutes des négociations d’Evian. Il ne serait pas malvenu de consulter les archives pour comprendre les enjeux actuels. Le Mali donc n’est plus, ne sera plus celui d’avant. On nous dit, présentement, que l’ordre constitutionnel est rétabli alors même que le président élu est obligé d’annoncer sa démission. C’est à un autre, président de l’Assemblée, qu’est échue la mission d’organiser les élections. Sans ATT. Sans Sanogo. Pourquoi faire simple lorsque le compliqué est possible. Danger aux frontières de l’Algérie. Danger en Algérie. Petit rappel, tout de même. A l’Est, la Tunisie n’est plus celle d’antan. A l’Ouest, notre voisin qui ne nous veut que du bien, les frontières avec la Libye et avec le Mali pas sûres du tout, serions-nous devenus, comme le Jérusalem de Adamo, coquelicot sur un rocher. Différence : le coquelicot de Adamo est défendu par l’une des plus grandes puissances du monde, Israël, soutenue par toutes les puissances qui comptent.
A. M.
Nul doute que les émotions passées, l’effarante affaire à plusieurs cases Merah remontera à la surface aux niveaux judiciaire, policier, du renseignement et donc politique.Des démissions en cascade ne sont pas du tout à écarter d’un revers de main, selon des indiscrétions bruxelloises. L’une des gorges profondes résidant dans la capitale belgo-européenne me signifie, mise au parfum de mes origines algériennes, comme celles de Merah le tueur au scooter, «le pays des ancêtres des Merah n’a rien à voir avec les scandales à venir, les bombes à retardement en gestation qui apparaîtront dans si peu».
Selon mon ami qui me veut du bien, qui ne cherche qu’à m’informer, tout le personnel politique du haut niveau français et européen s’attend à des révélations d’ampleur 9,5 sur l’échelle de Richter (cette mesure scientifique agréée calcule les amplitudes des tremblements de terre et compte 10 degrés maximum). Le président Sarkozy essaie, tant bien que mal, de protéger — raison d’Etat oblige — les hautes autorités policières et du renseignement, mais il ne tiendra pas. «Ça sortira», «ça ne peut pas ne pas sortir». «Quoi donc ?» Selon cette gorge profonde, très profonde, dont les propos sont corroborés par d’autres sources, les frères Merah auraient roulé dans la farine la DCRI (Direction du renseignement intérieur). En réalité, Mohamed, le tueur, et Abdelkader, l’idéologue, travaillaient comme indics et, sans doute, émargeaient au service. Les voyages, nombreux, de Mohamed (Jordanie, Irak, Syrie, Liban, Afghanistan, Pakistan, Waziristan, Israël) sont connus et sans doute même pris en charge par la DCRI. Lors de l’encerclement de Mohamed Merah dans sa cité à Toulouse et le siège de son appartement, c’est son agent traitant qui a mené les pourparlers avec lui. Selon des sources DCRI, le «courant passait bien entre les deux hommes». L’indic s’est avéré plus intelligent et plus costaud que ne le pensait son mentor de la police, d’où, sans doute, la précipitation des événements et l’acharnement mis à supprimer un assassin, un serial-killer, oui, c’est vrai, mais aussi un indic parlant, un témoin gênant lors des assises criminelles. Son élimination arrange donc pas mal de monde, reste le cas de son frère Abdelkader. C’est une autre histoire : les patrons de la police et du renseignement traitant cas par cas, selon le principe «à chaque jour suffit sa peine».
A. M.
Par Maamar Farah
Le président français d’origine hongroise vient de marquer les esprits par une série de mesures contre l’islamisme radical. Ne vient-il pas de refuser l’entrée du prêcheur extrémiste, de nationalité qatarie, d’origine égyptienne, cheikh Karadaoui ?
Pourtant, il n’y a pas si longtemps, les deux hommes faisaient un bout de chemin ensemble pour installer les islamistes au pouvoir dans de nombreux pays. Les avions venaient de France et la «bonne parole» du Qatar. Les sages du pays d’en face ne doivent jamais oublier que leur président s’est investi énormément pour que les islamistes prennent le pouvoir en Libye, Tunisie, Égypte, Maroc, Yémen et qu’il continue de travailler sérieusement, avec son ministre Juppé d’origine landaise, pour la montée au pouvoir des extrémistes en Syrie ! Cette France qui découvre avec horreur les crimes islamistes sur son sol, agit fortement pour que les copains de Mohamed Merah – non violents, à ce qu’ils disent, mais nous en connaissons quelque chose en Algérie et ça nous a coûté très cher – s’installent sur des trônes qu’ils ne voudront plus quitter ! Français, vous voilà avertis ! Le pire est à venir…
maamarfarah20@yahoo.fr
«Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur.»
(Alfred de Musset
REDJAS :
Réputé coquet dans un passé récent pour son charme et sa sérénité, Redjas, un village situé 15 km à l'ouest de Mila et chef-lieu de la commune et de la daïra de Oued Endja, est asphyxié ces derniers temps par un trafic routier dense mettant ses habitants dans une situation incommode. Il est bon parfois de se plonger dans la vie intime de ces villages et douars qui ne font pas souvent l’actualité. L’esprit profond des Algériens y demeure et parler de la souffrance et des joies des habitants de ces endroits est plus d’une obligation mais un devoir. Redjas mérite le détour. Les maux qui accentuent la souffrance de ses habitants, outre la canicule et les moustiques, en dépit des campagnes de démoustication entreprises par les services municipaux, ainsi que le tapage nocturne qu'occasionnent les fêtes sans aucune décence. En fait, ce village n’a plus retrouvé son calme et sa nonchalance d’antan à cause de milliers de véhicules qui le sillonnant chaque jour, depuis la fermeture de la route départementale n°2 du fait de travaux d'extension du barrage de Béni Haroun. Cette route, déclassée récemment par la Direction des travaux publics, est désormais «non carrossable». Les véhicules desservant ce chemin de wilaya reliant la commune de Zeghaïa, au niveau du carrefour de Kermouda, et les localités du nord de la wilaya, notamment les communes de Amira Arrès, Tessala Letai et Terrai Beinen, seront contraints d'emprunter la route nationale n°105 en passant par la localité de Redjas, ce qui engendre un encombrement interminable au niveau de l'artère principale du village. Pour apaiser un tant soit peu cette pression suffocante qui perdure, le P/APW a souligné qu'un projet de réalisation d'une route reliant Mila et Ferdjioua, qui croise la RN79 à la station-service d'El Arsa, sera inscrit au programme prochainement. En attendant une hypothétique conclusion de ce projet, les habitants de Redjas continuent d’avaler ces tonnes de poussière, qui ne cessent de se faire inviter chez eux. Rien n’y fait, même calfeutrer le moindre interstice ne suffit pas. Les maladies chroniques ne tarderont pas à refaire leur apparition.
| Écrit par Nahida Lyna |
SOUVENIR
Bonjour Redjas,
Je me souviens de toi pour y avoir vécu et travaillé il y a presque 50 ans. Je n'est rien oublié de ces 2 ans passés aux docks silos en remplacement de M. Galland. C' était mon premier vraie emploi après une formation d' un mois au Siège a Constantine. Belle expérience humaine pour un jeune homme et sa toute nouvelle épouse.
Plongé au cœur de notre terre a tous après quelques années de formation agricole, je n' avais qu'une seule envie, travailler, construire avec toute la force de mes 20 ans.
Redjas c'est d' abord tout au long de la route de Constantine, le spectacle grandiose du paysage , de ces immenses étendues de terre au combien pauvre qu'il faut travailler durement pour un faible résultat. C' est ensuite une arrivée dans un écrin de verdure, oliviers, palmiers et immédiatement les Docks silos, en Mai 1962...
L' équipe était la avec son chef « Boutlala » je me souviens de « l' archine », qui m' a appris à attacher les sacs et les transporter sans trop d'effort, « Blanchette » et son béret basque et les autres dont le nom m' échappe. Tous m'ont aidé a m'adapter aux travaux dans les Docks. Il y avait une complicité entre nous comme des travailleurs conscients que chacun a son boulot et le faire du mieux possible dans le contexte de Redjas, village de l' arrière pays ou il faut se débrouiller entre nous. Alger était loin.
Pendant la période de la moisson l'équipe se coupée en 2 pour le repas de midi car il fallait surveiller en permanence l' élévateur, la bascule etc...
Vers 11h30 je quitte les Docks pour aller manger chez moi, et je suis de retour a 12h 15 et trouve la moitié de l' équipe au repos en train de chauffer une casserole. Tout de suite Blancette me dit « agi msieu Boutonné viens manger avec nous , lioum guédra cherchouhra » ( c'est mon arabe a moi!!! ) J' accepte en disant j' ai déjà mangé chez moi mais je veux bien gouter. Et c' est la que je découvre se plat très simple et au combien délicieux La Cherchouhra avec sa galette sèche et dur, le morceau de viande et d'os dans une très parfumée sauce tomate. Ce que je ne savais pas c' est que c' est un plat de pauvres car les morceaux de Kesra sèche que l'on mange absorbe beaucoup de liquide et gonfle dans l' estomac au point de le durcir comme une pierre, qui ma « lahrjarre ». Et pendant un bon moment vous n' avez pas faim surtout en buvant du el ben, quel souv! enir!
Cette recette je l'ai reconstituée de mémoire et de temps en temps,,,je fais le gourmand avec la recette de la Kesra de Mme Boutlala et oui c' est Elle qui m'a montré comment faire une bien blanche Hum!
Bonne ambiance au Docks, bonne ambiance au village qui avait enregistré notre présence ma femme et moi, et la politesse naturelle des Gens du bled nous faisait bien plaisir car nous avions voulu rester en Algérie pour faire « quelque chose » avec les felhas.
Il y avait aussi le moulin a huile et son huile très fruitée.Et bien d'autres choses.
Que de bons souvenirs de cette vie de village qui en 1963 le 19 Juillet a compté un Rédjassien de plus avec l' aide de la sage femme et du docteur Cros inquiet de n' avoir pas accouché de femme depuis 20 ans! Tout c'est bien passé comme pour les autres femmes du Village.Pour le bapthème de Frédéric nous avons choisi Jean-Yves Gelin comme parrain, il était en vacances. Nous nous voyons de temps en temps et il ne manque pas de nous parler « du Pays » car Il reste notre terre natale.
Voilà une partie de ce que j'ai vécu a Redjas et je regarde votre site sans nostalgie car je ne regrette rien, c'est une période de ma vie ou il me fallait aprés mes études agricoles m' enfoncer dans la terre que j' aime, parmi ces Villageois pour apprendre leur sens pratique et le respect de l' outil de travaille. Merci Redjas, cette formation a coté de vous m'a aidé dans la suite de ma carrière.
Amicalement Gérard Boutonné.




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