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REDJAS : D’El Mechta au « Filaj » en passant par « Essabat ». La Basse mechta (kâa) et la Haute mechta (ras) étaient le fief des arabes tandis que le « filaj » (village) était celui des colons, le « Sabbat », quartier commercial unissait français et algériens dans un climat de crainte et de peur réciproques, les uns comme les autres étaient sur leurs gardes. Il y avait également « Lekwara » et « Mechta Ramay ». Rares étaient alors les algériens qui pouvaient s’aventurer au « FILAJ », et ceux qui osaient le faire, risquaient leurs vies, car le « filaj » regorgeait de bérets verts, noirs, et bleus mais également de parachutistes et d’aviateurs, Redjas était une base militaire de grande envergure d’où partaient toutes les actions militaires terrestres ou aériennes. C’est dire, combien la vie était dure à Redjas où pratiquement toutes les familles, à l’exception de quelques unes, travaillaient chez les colons. Les rafles menées par la soldatesque française à Ras et Kâa El Mechta se terminaient toujours par le regroupement de tous les arabes (hommes, femmes et enfants) derrière El Djamâa (La mosquée) et c’est de là que toutes les personnes suspectées de collaborer avec le FLN et l’ALN étaient embarquées vers le 2ème bureau pour des interrogatoires où tous les moyens étaient utilisés pour les faire parler. En ces temps là, les populations redjassiennes arabes vivaient la peur au ventre à chaque lever de soleil, les razzias étaient monnaie courante. Les redjassiens ont beaucoup souffert durant la guerre de libération, les souvenirs de ces événements tragiques sont encore vivaces dans les esprits de ceux les ayant vécus, et jusqu’au jour d’aujourd’hui, ces derniers continuent d’en parler et de se rappeler les soldats et les colons qui vivaient à Redjas. Le dernier colon, à avoir quitté Redjas, fut l’ancien maire de la commune, Mr Maurice Faure, en 1964 et l’on raconte qu’il partit de Redjas les larmes aux yeux. Après le départ massif des colons en 1962, des familles, venues des régions montagneuses du Nord et dont les demeures ont été détruites par l’armée française, lors de bombardements aériens durant la guerre de libération, s'installèrent à Redjas et occupèrent les maisons abandonnées par les colons, partis vers la métropole. Un climat de tension régna à Redjas après l’arrivée de ces familles et de temps à autre des bagarres éclataient entre arrivants et autochtones avant que la cohabitation ne les réunisse et aujourd’hui, un véritable climat d’amitié, de camaraderie et d’alliance (mariages entre familles) les soude à jamais, ce pan d’histoire aura marqué Redjas surtout lors des élections municipales des années 60/70/80. Aujourd’hui, arrivants et autochtones vivent dans un climat de bonne entente, dans la joie et la liesse bien que quelques énergumènes, des deux cotés, s’amusent à raviver les mauvais souvenirs. Seuls les quinquagénaires et plus se rappellent cette période de guéguerre, les enfants nés pendant cette période de crise, aujourd’hui quadragénaires, se sentent très bien dans leur peau et crient haut et fort leur appartenance à Redjas sans aucune référence à l’origine de leurs parents, ils aiment leur patelin et sont prêts à « mourir » pour le défendre, car quiconque y naît l’aime à en mourir, c’est une vérité incontestable. Aujourd’hui, Redjas ne se limite plus aux quartiers cités précédemment, car de nouvelles cités sont nées et chaque jour que Dieu fait, de nouveaux habitants viennent s’y installer après avoir acheté des lots de terrain ou des appartements à des prix très élevés. Vivre à Redjas, c’est disposer de gaz naturel, d’électricité et d’eau H24, un vrai don du Ciel comparativement à d’autres localités du pays. Les nouveaux quartiers ont pour noms « lotissement 96 ou ezzitoune », lotissement 311, lotissement « awra essabat », lotissement 74, cités 100 logts, 40 logts, 36, logts, " Ellouze/ Essoug"........ Les locaux du « Sabbat» ne sont plus malheureusement que des souvenirs, car ils ont été démolis et avec eux tout un pan de l’histoire du village a été effacé. Peut-on oublier Kâa el Mechta, Ras el Mechta, El djemâa, Essabat, Mechta Ramay, Lekwara ? Que non, Ils font partie intégrante de l’histoire du village et il est du devoir de tout un chacun d’en parler à ses enfants et petits enfants. Ces quartiers sont la mémoire vivante de Redjas et nous devons en être fiers. ZAOUI ABDERAOUF DIT A/MADJID
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