SANTE

OMS : Journée mondiale contre le paludisme

 Maladie transmise par la piqûre d'un moustique, le paludisme constitue un véritable problème de santé publique. Menaçant prés de 40% de la population mondiale, cette pathologie affecte annuellement entre 350 et 500 millions d'individus, dont 59% des cas se produisent en Afrique, 38% en Asie et 3% en Amérique.

La transmission de cette maladie varie en fonction de certains facteurs locaux comme le régime des précipitations (la reproduction des moustiques est conditionnée par l'humidité), la proximité des gîtes larvaires par rapport aux habitations et les espèces de moustiques présentes dans la zone concernée.
On enregistre dans certaines régions un nombre relativement constant de cas toute l'année et l'on parle alors de pays «d'endémie palustre». Dans d'autres, on observe des «saisons du paludisme», qui coïncident en général avec la saison des pluies. Ces épidémies peuvent être déclenchées par les conditions climatiques et aggravées par des inondations ou des mouvements de populations dus à des conflits.
Des épidémies importantes et dévastatrices peuvent survenir quand le parasite est introduit dans des régions où la population n'a eu auparavant que peu de contacts avec celui-ci et où elle n'a donc que peu ou pas d'immunité contre le paludisme ou quand des populations faiblement immunisées se déplacent dans des zones où des cas de paludisme surviennent constamment. 

Symptômes :
Les premiers symptômes les plus courants, fièvre, céphalées, frissons et vomissements, apparaissent en général de 10 à 15 jours après l'infestation. En l'absence de traitement au moyen de médicaments efficaces, le paludisme peut évoluer vers une forme grave, souvent mortelle.  

Populations à risque :
Dans leur grande majorité, les cas et les décès surviennent en Afrique subsaharienne. Néanmoins, il y a aussi du paludisme en Asie, en Amérique latine, au Moyen-Orient et dans certaines régions d'Europe. En 2006, il était présent dans 109 pays et territoires.  

Risques particuliers :
- Les voyageurs peu ou pas immunisés en provenance de régions exemptes de paludisme et qui vont dans des zones où il y a une forte transmission sont très vulnérables. 
- Les femmes enceintes non immunisées sont exposées à un risque élevé. La maladie peut entraîner un taux élevé de fausses couches et plus de 10% de décès maternels (jusqu'à 50% pour les formes graves). 
- Les femmes enceintes semi-immunisées risquent une anémie grave et un retard de croissance du fœtus, même si elles ne manifestent aucun signe aigu de la maladie.
On estime que les infections palustres au cours de la grossesse entraînent la mort de 200 000 nouveau-nés chaque année. 
- Les femmes enceintes porteuses du VIH sont également exposées à un risque accru.  

Traitement :
Le traitement rapide du paludisme en raccourcit la durée, prévient l'apparition de complications et permet d'éviter la majorité des décès. À cause du fardeau considérable que le paludisme fait peser sur la santé dans les pays à faibles revenus, sa prise en charge est une composante essentielle pour le développement de la santé à l'échelle mondiale. Le traitement vise à guérir les patients plutôt qu'à diminuer le nombre des parasites présents chez une personne infectée.  

Vaincre le paludisme Le compte à rebours est lancé 
• Aujourd’hui, 109 pays, répartis en quatre régions, sont touchés par le paludisme.
Le 25 avril, journée de solidarité mondiale commémorant l’effort déployé pour le contrôle efficace du paludisme dans le monde, marquera cette année un tournant décisif dans la lutte contre la maladie. Il ne reste plus que deux ans à peine à la communauté internationale de lutte contre le paludisme pour réaliser les objectifs 2010 visant à fournir de manière performante et abordable des moyens de protection et des traitements antipaludiques à toutes les personnes à risque. L’année dernière, M. Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l'ONU a appelé la communauté internationale à redoubler d’efforts pour atteindre ces objectifs.
La journée mondiale contre le paludisme nous donne à tous l’opportunité de faire la différence. Gouvernement, entreprise, organisation caritative ou particulier, vous pouvez faire reculer le paludisme et aider à générer des progrès considérables dans les domaines de la santé et du développement humain.
La diminution de l’impact du paludisme permettrait d’activer considérablement la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement convenus par tous les états membres de l'ONU. Outre le combat contre la maladie, ces objectifs ciblent également les droits et la santé des femmes et des enfants, l’accès à l’éducation et la réduction de l’indigence.
En 2008, le Partenariat Roll Back Malaria (RBM) (Faire reculer le paludisme) a dévoilé son Plan mondial de lutte contre le paludisme (GMAP) qui établit les actions nécessaires à la réalisation des objectifs à long, moyen et court terme visant le contrôle, l’élimination et l’éradication probable de la maladie.
Lors de la journée mondiale contre le paludisme, le Partenariat RBM donnera le coup d'envoi de sa campagne « Vaincre le paludisme ». D’une durée de deux ans, elle intensifiera les efforts mondiaux déployés pour la réalisation des objectifs 2010, étape clé de la lutte. Elle permettra également de renforcer les systèmes des pays endémiques vers un contrôle renforcé de la maladie et son élimination.

L'OMS appelle à intensifier la lutte contre le paludisme en Afrique  
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a appelé  jeudi les pays africains touchés par le paludisme à intensifier la lutte antipaludique,  et cité comme exemple la Zambie qui a enregistré une réduction importante de  la mortalité palustre.        
A l'occasion de la célébration, le 25 avril, de la Journée mondiale  du paludisme, le Directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, le Dr Luis Gomes  Sambo, a "invité instamment tous les pays touchés par le fléau à intensifier  et maintenir la lutte antipaludique et les efforts d'élimination afin d'atteindre  le but d'une couverture de 100% en 2010".         
L'OMS a cité comme exemple la Zambie, où les décès dus au paludisme  signalés par les installations de santé ont diminué de 66 %.         
Les efforts consentis par la Zambie serviront de modèle pour d'autres  pays à l'occasion de la Journée mondiale du paludisme, a indiqué l'OMS dans  un communiqué, estimant que la baisse des décès dans ce pays de l'Afrique australe  a été réalisée grâce à la distribution de 3,6 millions de moustiquaires imprégnées  d'insecticide à action prolongée entre 2006 et 2008.         
Le paludisme, dû à un parasite et transmis par des moustiques, fait  plus d'un million de morts chaque année, principalement des enfants de moins  de cinq ans en Afrique sub-saharienne.

L’OMS recommande :  
- Le traitement rapide de tous les épisodes cliniques (si possible dans les 24 heures suivant l'apparition des symptômes). 
- L'utilisation des moustiquaires imprégnées d'insecticide pour la prévention des piqûres de moustiques durant la nuit. 
- Pour les femmes enceintes dans les zones de forte endémicité, des doses préventives de sulfadoxine-pyriméthamine (IPT/SP) sont administré pour éliminer régulièrement les parasites du placenta. 
- Les pulvérisations d'insecticide à effet rémanent à l'intérieur des habitations pour tuer les moustiques au repos sur les murs et les toits.
Prévention :
La prévention est axée sur la réduction de la transmission en luttant contre les moustiques vecteurs.
En matière de lutte antivectorielle, les deux principales interventions sont les suivantes: 
- l'utilisation de moustiquaires à imprégnation durable d'insecticides, une méthode d'une très grande efficacité pour un faible coût; 
- les pulvérisations d'insecticides à effet rémanent à l'intérieur des habitations.
D'autres méthodes peuvent venir localement compléter ces interventions fondamentales (diminution des gîtes larvaires en faisant disparaître les points d'eau stagnante par exemple).
Élimination :
Selon des données récentes, la mise en œuvre à grande échelle des stratégies recommandées par l'OMS pourrait rapidement réduire le paludisme, particulièrement dans les zones de forte transmission, comme en Afrique.  L'OMS et les États Membres ont fait des progrès importants dans l'élimination de la maladie. Les Maldives, la Tunisie et les Émirats arabes unis par exemple l'ont éliminé. Les pays qui réussissent le doivent à la force de leur engagement national et à la coordination des efforts avec leurs partenaires.
A retenir : 
- Le paludisme est une maladie pouvant être mortelle. Il est dû à des parasites transmis par les piqûres de moustiques infectés. 
- Un enfant en meurt toutes les trente secondes. 
- Il y a eu 247 millions de cas en 2006, à l'origine de 880 000 décès, pour la plupart des enfants africains. 
- Le paludisme est une maladie évitable dont on guérit. 
- Environ la moitié de la population mondiale est exposée au risque de paludisme, en particulier dans les pays à faibles revenus. 
- Les voyageurs venant de régions exemptes de paludisme et se rendant dans des zones «sensibles» sont particulièrement vulnérables. 
- Le paludisme a des répercussions économiques et peut entraîner une baisse du taux de croissance allant jusqu'à 1,3 % dans les pays fortement affectés. 
K.H.

5es journées d’ophtalmologie : Le glaucome, une maladie qu’il faut avoir à l’œil

A la naissance, le nombre de fibres optiques s’élève à un million, une fibre meurt toutes les 90 minutes, alors que chez la personne atteinte de glaucome, c'est toutes les 9 minutes.

Deux personnes sur mille atteintes de cécité en Algérie, a déclaré, M. Amar Aïlam, président de l'Association algérienne d'ophtalmologie, au cours des travaux des 5es journées nationales d’ophtalmologie organisés, samedi dernier, à Alger.
Cette rencontre, qui a réuni d’éminents spécialistes nationaux, était une occasion pour faire l’état des lieux de la spécialité en Algérie et échanger les expériences en matière de traitement et de diagnostic des pathologies oculaires.   
Dans son intervention, le professeur Aïlam a affirmé que "le glaucome vient en deuxième position en Algérie et dans le monde des maladies causant la cécité après celle de la cataracte".         
Il existe deux types de glaucome qui causent la cécité chez plus de 66 millions de personnes dans le monde dont la moitié souffre du premier type de cette maladie appelée le glaucome à angle ouvert dans les pays européens, africains et américains, alors que la deuxième partie qui souffre du glaucome à angle fermé est répandue en Asie.         
Concernant l'Algérie, le professeur Aïlam, chef de service au centre hospitalo-universitaire (CHU) de Mustapha Pacha, a souligné que le glaucome  à angle ouvert est le plus répandu avec 90% du total des personnes souffrant de glaucome. Cette maladie cause l'hypertension oculaire chez les personnes de plus de 40 ans sans présenter de symptômes précis, expliquera le spécialiste.        
A cet effet, le professeur Aïlam a préconisé d'assurer l'équilibre de la tension oculaire soit par la prise de collyres, l'utilisation du laser ou le recours à la chirurgie, qui contribuent tous les trois à éviter que cette maladie mène à la cécité.         
Grâce aux progrès de la science, notamment par l'enregistrement de nouvelles molécules, lasers et techniques chirurgicales, les spécialistes algériens, à l'instar de leurs confrères dans le monde, ont  adopté ces techniques pour mettre un terme à cette maladie handicapante, précise l’interlocuteur.         
"Le taux de propagation de cette maladie en Algérie avoisine celui des  pays développés", a souligné M. Aïlam, ajoutant que la différence entre les  deux taux s'explique par "les mariages consanguins".
A la naissance, le nombre de fibres optiques s'élève à un million, a précisé le spécialiste soulignant qu'une fibre meurt toutes les 90 minutes, alors que chez la personne atteinte de glaucome, c'est toutes les 9 minutes. 
La maladie se manifeste par l'atteinte du champ visuel et le malade ne peut s'en rendre compte qu'après l'apparition de troubles dans l’œil suite à la destruction de 40% des fibres optiques (entre 400.000 et 500.000) et  dans ce cas, le renouvellement ou l'opération chirurgicale sont inutiles.        
Le spécialiste a déploré l'ignorance des gens de cette maladie et le fait de ne pas faire la distinction entre le glaucome et la cataracte qui provoque également la cécité mais, a-t-il ajouté, "la deuxième maladie est réparable et la personne atteinte peut retrouver la vue, tandis que si la personne perd la vue suite à un glaucome, elle sera handicapée le restant de sa vie".           
Les spécialistes ont appelé les participants à cette rencontre au dépistage précoce de la maladie pour toutes les personnes ayant atteint 40 ans, d'éviter de porter des lunettes sans consulter l'ophtalmologiste et de se faire ausculter les nerfs optiques.          
Ils ont préconisé, par ailleurs, de sensibiliser les gens à cette maladie  à travers notamment les médias, à l'instar des autres maladies tels que le diabète et l'hypertension artérielle.          
Les études effectuées par le ministère de la Santé, durant les dernières années, ont montré les taux d'atteinte par le glaucome parmi la population, mais les études restent très limitées, puisque 60% ignorent qu'ils sont atteints de cette maladie. Pour faire face à ce défi, les spécialistes ont appelé à la conjugaison  des efforts des associations scientifiques pour faire connaître cette maladie  qu'ils qualifient de "silencieuse" et une meilleure prise en charge.             
De son côté, le Dr Hartani Dahbia, chef de service au CHU Mustapha Pacha, a affirmé que l'Algérie "a franchi de grands pas" en ophtalmologie grâce aux équipes de jeunes médecins et des équipements mis en place par l'Etat, ajoutant que "ce développement à permis la prise en charge des malades et la réduction des transferts à l'étranger".

Des cellules souches pour produire de l'insuline

Il est désormais possible de recréer des cellules humaines produisant de l'insuline. Dans une récente étude, le Pr. McGuckin (université de Newcastle en Angleterre) et le Pr. Denner (Université du Texas aux Etats Unis) sont parvenus à induire en 21 jours la transformation de cellules souches de sang de cordon en cellules productrices d'insuline.

Il est désormais possible de recréer des cellules humaines produisant de l'insuline. Dans une récente étude, le Pr. McGuckin (université de Newcastle en Angleterre) et le Pr. Denner (Université du Texas aux Etats Unis) sont parvenus à induire en 21 jours la transformation de cellules souches de sang de cordon en cellules productrices d'insuline. L'insuline est l'hormone qui régule la concentration de sucre présent dans le sang.
Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives de traitement du diabète insulino-dépendant, ou diabète de type 1. Dans cette maladie auto-immune, les cellules pancréatiques productrices d'insuline des patients sont détruites ce qui empêche toute régulation de leur glycémie.
Le recours aux cellules souches présentes dans le cordon ombilical n'est pas très ancien mais à l'avenir, il devrait prédominer dans la recherche sur les thérapies cellulaires. Co-auteur de l'étude, le biologiste français Nicolas Forraz indique les opportunités offertes par ce type de cellules souches. D'après lui environ 500 000 cellules souches peuvent être obtenues dans chaque sang de cordon et, moyennant des procédés très longs et très coûteux, ce nombre peut parfois être multiplié par 168. Un chiffre considérable qui permet déjà de traiter de nombreuses maladies génétiques et cancers. Même s'ils reconnaissent n'être qu'à un stade préliminaire de leurs recherches, les chercheurs estiment que leurs travaux permettront bientôt de dépasser certaines impasses thérapeutiques actuelles. Aujourd'hui des greffes de tissus pancréatiques contenant les cellules productrices d'insuline sont effectuées, mais elles restent relativement exceptionnelles. En effet, leur réalisation nécessite que les prélèvements se fassent chez des donneurs décédés, volontaires et immunologiquement compatibles avec le receveur, ce qui n'est pas simple à trouver.
L'induction de cellules productrices d'insuline pourrait permettre de dépasser ces impasses. Elle vient aussi réveiller le débat sur la nécessité de conserver, à des fins thérapeutiques, le sang de cordon ombilical par congélation. Pour l'heure, les autorités sanitaires et éthiques françaises y sont opposées. Elles estiment en effet que les justifications rationnelles dont on dispose actuellement sont insuffisantes.

Qu’est-ce que l’index glycémique ?

L’index glycémique est un critère de classement des aliments qui permet d'évaluer le pouvoir glycémique des glucides, c'est-à-dire leur action sur la glycémie (taux de glucose dans le sang). A noter qu’une glycémie normale est comprise entre 3,9 et 5,8 mmol/L

Contrairement aux idées reçues, les glucides ne sont pas tous mauvais, la différence  entre ces «bons» ou «mauvais» glucides se fait à l’aide de l’index glycémique.
L’index glycémique est un critère de classement des aliments qui permet d'évaluer le pouvoir glycémique des glucides, c'est-à-dire leur action sur la glycémie (taux de glucose dans le sang). A noter qu’une glycémie normale est comprise entre 3,9 et 5,8 mmol/L
Pour mesurer l’index glycémique, on fait consommer à un patient un aliment, puis on mesure l’évolution de la glycémie pendant deux heures. Les résultats sont comparés à ceux obtenus lors de l’absorption de glucose pur Plus l’indice glycémique est bas, plus la vitesse de diffusion du glucose dans l’organisme est progressive. Plus ce chiffre est élevé, plus la glycémie augmentera rapidement.
Les aliments ayant un indice glycémique inférieur à 55 sont les pâtes, le lait,  les lentilles… ceux supérieurs à 70 sont la baguette, le riz blanc, les frites…
La consommation d’aliments qui ont un indice glycémique élevé peut conduire à une perte de sensibilité de l’insuline des cellules de l’organisme. Ces cellules sont chargées de capter et d’utiliser le glucose. Cette « résistance » à l’insuline se traduit par une augmentation de la glycémie et peut provoquer l’obésité, l’hypertension et le diabète de type 2.

Contrôler plus strictement la glycémie et la tension des diabétiques

Advance ? C’est la plus grande étude jamais réalisée dans le diabète de type 2.
Plus de 11 000 patients de 20 pays suivis pendant 5 ans. Au terme de ce long travail, la confirmation de l'importance d'un strict contrôle de la glycémie et de la tension artérielle des diabétiques de type 2 pour éviter les complications vasculaires.
L'association d'un traitement antihypertenseur (perindopril et indapamide) à un hypoglycémiant (gliclazide) a permis de réduire fortement la mortalité cardiovasculaire et les complications rénales.
« L'un des principaux résultats de l'étude ADVANCE, c'est qu'elle a démontré qu'un traitement intensif de la glycémie basé sur le gliclazide permet d'atteindre l'objectif d'une hémoglobine glyquée à 6,5 », explique le Pr Michel Marre, chef du service d'endocrinologie, diabétologie et nutrition du Groupe hospitalier Bichat-Claude Bernard à Paris. L'hémoglobine glyquée renseigne sur le taux moyen de glucose dans le sang, sur une période de trois mois. Cet indicateur permet d'identifier d'éventuelles complications oculaires, rénales, vasculaires ou neurologiques.
« Le traitement utilisé nous a permis d'obtenir de multiples bénéfices », poursuit Michel Marre. Notamment en termes de complications micro-vasculaires du diabète. Le risque de maladie rénale a été réduit de 21% et celui de voir apparaître de l'albumine dans les urines — marqueur bien établi de maladie cardiovasculaire — a diminué de 30 %.
Au final, ce travail aura montré l'intérêt d'obtenir simultanément : un bon contrôle glycémique et une réduction de la pression artérielle. Ce que le Pr John Chalmers de Sydney (Australie), qui préside le groupe de gestion de l'étude, résume d'une formule lapidaire : « C'est clair, la prévention des principales complications vasculaires du diabète exige une approche multifactorielle de sa prise en charge ».

Hypertension, insuffisance rénale, tueurs silencieux

 

Les maladies du rein sont ignorées du public et diagnostiquées tardivement. Elles frappent un nombre croissant de personnes en France et dans le monde.

  • Certaines affections se développent insidieusement et induisent des lésions microscopiques, sans bruit, sans symptôme pendant des années. Brutalement, lorsque les troubles apparaissent, il est trop tard. C'est le cas de l'hypertension artérielle capable d'évoluer à bas bruit pendant des décennies, sans être diagnostiquée ou traitée. Quasiment du jour au lendemain, une insuffisance rénale terminale apparaît : la personne est épuisée, souffre éventuellement de différents troubles, notamment neurologiques.
  • Un bilan biologique permet de diagnostiquer l'insuffisance rénale chronique terminale. À ce stade-là, il n'y a plus d'autres choix que la dialyse ou la transplantation. Environ 30 % des personnes atteintes d'insuffisance rénale terminale ont découvert leur maladie dans le cadre de l'urgence.
  • Lundi, à l'occasion de la présentation de la journée mondiale du rein le 12 mars prochain (voir encadré), le professeur Éric Rondeau (hôpital Tenon, Paris) et toute l'équipe d'experts de la Fondation du rein ont mis en exergue le rôle majeur de l'hypertension artérielle dans la génèse de l'insuffisance rénale. Ils ont affirmé en particulier qu'un dépistage régulier de l'insuffisance rénale chez les personnes à risque (hypertendues, diabétiques, ayant des antécédents familiaux de maladies rénales…) associé à un traitement précoce permet d'éviter cette maladie du rein ou de la retarder. En France, 35 000 personnes ont besoin d'une dialyse rénale et 25 000 autres vivent avec une greffe de rein.
  • Avec le diabète auquel elle est souvent associée, l'hypertension artérielle est une des principales causes d'insuffisance rénale. En France, 7 millions de personnes sont hypertendues, la moitié seulement suit un traitement et seulement 35 % de celles qui sont traitées ont un niveau tensionnel correctement équilibré. L'hypertension est connue pour être un facteur de risque cardio-vasculaire. Son impact sur le rein est largement ignoré par la population. Il existe semble-t-il une sensibilité individuelle du rein à l'hypertension. Tous les hypertendus ne souffrent pas d'insuffisance rénale.
  • Dépistage
  • L'hypertension aboutit chez certaines personnes ayant une susceptibilité génétique particulière, à créer une néphroangiosclérose progressive : les vaisseaux sanguins sont préférentiellement touchés par une sclérose. Cette néphroangiosclérose est plus fréquente chez les personnes âgées, mais s'observe parfois - rarement - avant l'âge de 30 ans. « Le traitement médical de l'hypertension, s'il est bien suivi et s'il est efficace sur le contrôle de la pression artérielle, permet de prévenir la survenue des complications cérébrales et cardiovasculaires, mais aussi des complications chroniques et notamment l'insuffisance rénale chronique », assure le Pr Éric Rondeau.
  • Tous les facteurs permettant de contrôler la tension artérielle réduisent aussi le risque d'insuffisance rénale. Il s'agit des médicaments. Mais pas seulement. Une perte de poids de 5 kg diminue le niveau de tension, tout comme la pratique d'un exercice physique régulier et la réduction de la consommation d'alcool et de sel.
  • Faut-il faire un dépistage systématique de l'insuffisance rénale par des examens biologiques réguliers ? Sans doute pas, affirment les experts, mais il faut s'intéresser plus particulièrement aux populations à risque élevé. En octobre dernier, la Fondation du rein, avec le concours de laboratoires d'analyses publics et privés, a lancé une semaine de dépistage de l'insuffisance rénale. Plus de 9 000 personnes y ont participé. L'analyse des résultats sera bientôt publiée.

Du jus de cerise contre les courbatures ! 

Dès que vous faites du sport, vous savez que vous allez souffrir le martyre pendant plusieurs jours : votre manque d'entraînement vous expose à des courbatures particulièrement douloureuses.

Dès que vous faites du sport, vous savez que vous allez souffrir le martyre pendant plusieurs jours : votre manque d'entraînement vous expose à des courbatures particulièrement douloureuses. Mais des scientifiques ont peut-être trouvé la solution à tous vos problèmes : le jus de cerise !
Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont proposé à 14 volontaires de boire soit du jus de cerise, soit du jus de pomme deux fois par jour, trois jours avant et quatre jours après une série d'exercices. Ils ont recommencé deux semaines plus tard en inversant les breuvages. Et les résultats étaient sans appel : ceux qui buvaient du jus de cerise avaient significativement moins mal aux muscles que les autres. Certes, la douleur ne disparaissait pas totalement. Simplement, elle était moins intense et durait beaucoup moins longtemps.
Cerise sur le gâteau : le développement des muscles était un peu plus conséquent chez les buveurs d'extraits de fruits rouges ! Pour les scientifiques, cet effet bénéfique pourrait être lié aux antioxydants et autres anti-inflammatoires que renferme le fruit du cerisier. Mais pour l'instant, l'effectif de l'étude est trop faible pour pouvoir réellement conclure à des vertus calmantes. Dans tous les cas, le secret pour éviter les courbatures c'est de faire du sport de manière régulière... Alors entraînez-vous, nul ne doute que cela portera ses fruits !

Se brosser les dents protégerait le cœur

Une mauvaise hygiène dentaire, responsable d'une inflammation de la gencive, pourrait favoriser les maladies cardiaques (infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral). C'est ce qui ressort d'une récente communication publiée dans le cadre du Congrès de la Société de Microbiologie Générale 2008 à Dublin.
Le professeur Howard Jenkinson de l'Université de Bristol, a soutenu, lors de la réunion de la Société de microbiologie générale, que le mauvais entretien buccal pouvait mener à des problèmes cardiaques.
La bouche abrite un grand nombre de microbes. Dans de bonnes conditions de santé buccale, ces bactéries n'engendrent aucun trouble particulier, à condition qu'elles soient éliminées régulièrement par un brossage quotidien des dents et des gencives.
Si ces microbes stagnent dans la bouche, des espèces bactériennes spécifiques se développent et entraînent une inflammation de la gencive qui peut se traduire par des saignements. Ce processus inflammatoire est une défense naturelle de l'organisme face à l'agression des microbes qui envoient des toxines dans la gencive. Pour lutter contre elles, les cellules de la gencive vont produire des molécules inflammatoires, qui passent dans les vaisseaux sanguins locaux et donc dans la circulation sanguine générale. Ainsi, la concentration de globules blancs et de molécules de l'inflammation va augmenter dans la circulation sanguine et pourrait de ce fait augmenter le risque d'infarctus du myocarde et d'accident vasculaire cérébral.
Le Professeur Philippe Brouchard, à l'occasion des 34èmes Entretiens de Garancière 2008, a expliqué que "seuls les individus susceptibles atteints de parodontite avancée" présentaient ce risque. Des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer l'impact du traitement de la parodontite sur une éventuelle réduction du risque cardiovasculaire.
De toute façon, il faut se brosser les dents, au moins deux fois par jour et faire réaliser un détartrage 2 fois par an... ne serait-ce que pour protéger ses dents...

L’insomnie en cinq questions

Quand peut-on dire que l’on est insomniaque ?
Ce n’est pas parce qu’on se couche tard ou que l’on dort 6 heures par nuit que l’on souffre d’insomnie. Si vous vous sentez bien pendant la journée, vous êtes juste un petit dormeur ! L’insomnie peut se traduire de différentes manières. Certains ne réussiront pas à s’endormir après s’être couchés ou se réveilleront plusieurs fois par nuit, d’autres seront réveillés à l’aube. On parle d’insomnie (et plus généralement de troubles du sommeil) lorsqu’il y a une forte baisse de quantité ou de qualité de cette période de repos, avec un retentissement sur la santé et les activités de la journée.  

Quelles sont les conséquences de l’insomnie ?
Fatigue, maux de tête, tension musculaire... le manque de sommeil a de nombreuses répercussions sur la santé. L’humeur pâtit également de l’absence de repos : irritabilité, agressivité, susceptibilité... Les conséquences sur l’attention, notamment au travail ne sont pas non plus négligeables : perte d’efficacité, manque de rigueur, difficultés de concentration... 

Le fait de se réveiller toujours fatigué, malgré de longues nuits de sommeil, est-il un signe d’insomnie ?
A priori, il est difficile de souffrir d’insomnies sans s’en rendre compte ! Par contre, il peut s’agir d'un problème d’apnées du sommeil. Il s’agit d’arrêts de la respiration pendant plusieurs dizaines de secondes, se reproduisant plusieurs fois par nuit. Ce trouble survient essentiellement vers la quarantaine. Il peut être lié à un excès de poids. Ces apnées du sommeil réveillent parfois le dormeur plusieurs fois par nuit et seraient ainsi responsables d’un cas sur dix d’insomnie. Consultez votre médecin. Il vous adressera à un centre d’exploration du sommeil pour confirmer le diagnostic. 

Est-on obligé de prendre des somnifères pour se soigner ?
Si on a longtemps reproché aux somnifères de nombreux effets secondaires (somnolence durant la journée, dépendance...) les derniers-nés ont réduit ces désagréments. Dans tous les cas, ils doivent être pris sous contrôle médical. Evitez absolument l’automédication !
Mais les somnifères ne sont pas toujours indispensables. Tout dépend du trouble du sommeil et de sa gravité. Un retour à une bonne hygiène de vie est primordial : éviter le tabac, l’alcool ou les repas trop copieux. Pratiquer une activité physique. Une thérapie comportementale est parfois efficace, pour vaincre votre anxiété par exemple. 

Peut-on devenir dépendant aux somnifères ?
Les hypnotiques (médicaments contre les insomnies) ne sont pas anodins et ont des effets secondaires plus ou moins importants. Les plus anciens peuvent entraîner une dépendance avec un phénomène de sevrage à l'arrêt du traitement. Aujourd'hui, des hypnotiques de nouvelle génération sont disponibles. Ces derniers n'amènent pas de dépendance et ne modifient pas l'architecture du sommeil. Mais dans tous les cas, l'utilisation de somnifères nécessite impérativement un contrôle médical strict. Ils doivent être utilisés durant une période courte et l'arrêt du traitement doit se faire de manière progressive. Alors n'hésitez pas à consulter votre médecin en cas de troubles du sommeil et surtout pas d'automédication !

Parents stressés, enfants timides !

Pour éviter que vos enfants souffrent d'une timidité maladive, commencez par destresser ! C'est en substance le message de deux chercheurs américains. Certes, les scientifiques ne mettent pas uniquement en cause les parents.

Pour éviter que vos enfants souffrent d'une timidité maladive, commencez par destresser ! C'est en substance le message de deux chercheurs américains. Certes, les scientifiques ne mettent pas uniquement en cause les parents.
Il n'y a pas de relation direct de cause à effet, ainsi on compte de nombreux enfants qui ont un père ou une mère stressés, et qui sont plutôt extravertis ! En fait, les scientifiques pensent que la timidité est liée à la présence de deux facteurs : une cause génétique et des tensions dans le foyer. Dans le détail, il apparaît que certains enfants pourraient avoir une sensibilité accrue au stress, liée à un gène particulier qui entre dans la production de sérotonine (un neuromédiateur). Elevés dans une ambiance de stress, la combinaison gène + environnement entraînerait une véritable phobie sociale. Pour les auteurs, cette découverte permettrait de prévenir demain la timidité maladive...
Mais de telles conclusions risquent de soulever de nombreuses controverses, notamment sur les liens entre génétique et comportement... En tout cas, inutile de savoir si votre enfant est génétiquement plus sensible au stress pour essayer de préserver votre foyer des tensions. Il est clair qu'un environnement familial inadapté est délétère pour tout enfant, prédisposé ou non à la timidité. Alors quelles que soient les tensions de la journée, soyez zen en rentrant à la maison !

La dépression, facteur de risque d'infarctus

image Chez une femme en apparente bonne santé, une dépression sévère peut être la cause d'un infarctus, selon les résultats d'une nouvelle étude américaine dont les résultats sont publiés dans le dernier numéro du Journal of the American College of Californie

On savait depuis longtemps qu'une dépression est fréquente après un infarctus ou un accident vasculaire cérébral et qu'elle en aggrave les conséquences. Mais c'est la première étude à mettre en lumière la responsabilité à part entière de la dépression dans la survenue d'un infarctus.

Chez une femme en apparente bonne santé, une dépression sévère peut être la cause d'un infarctus, selon les résultats d'une nouvelle étude américaine dont les résultats sont publiés dans le dernier numéro du Journal of the American College of Cardiology.

On savait depuis longtemps qu'une dépression est fréquente après un infarctus ou un accident vasculaire cérébral et qu'elle en aggrave les conséquences. Mais c'est la première étude à mettre en lumière la responsabilité à part entière de la dépression dans la survenue d'un infarctus.
Les scientifiques ont suivi 63 000 femmes appartenant à la vaste étude sur la santé des infirmières (Nurses' Health Study), entre 1992 et 2004. Aucune ne présentait de signe de maladie cardiaque lorsque l'étude a démarré, mais près de 8% présentaient des signes de dépression sévère.
À la surprise des responsables, le nombre d'infarctus était plus important dans le groupe des femmes traitées par antidépresseurs que dans le groupe des femmes déprimées, mais non traitées. Un phénomène que le Dr William Whang, responsable de la recherche, explique par la plus grande sévérité des dépressions traitées par antidépresseurs. Il estime toutefois que ces découvertes méritent une recherche supplémentaire.
Toutefois, les études menées sur les derniers antidépresseurs, les plus utilisés aujourd'hui, n'ont pas révélé de risque supplémentaire de trouble du rythme cardiaque. Certains d'entre eux assuraient même une meilleure protection cardiaque, selon le Dr Redford Williams, de la Duke University, un spécialiste du retentissement sur la santé des facteurs psychosociaux.
Mise à part la question du traitement, le Dr Williams observe que la nouvelle étude ne fait que renforcer l'hypothèse selon laquelle la dépression représente un facteur de risque indépendant de maladie cardiovasculaire, en plus des risques classiques que sont l'hypertension artérielle, le diabète, trop de cholestérol ou encore le tabac.
Pour Redford Williams, il est temps de passer à l'étape suivante: une étude qui évaluerait l'influence du traitement de la dépression sur la réduction du risque.

Pourquoi la dépression aurait-elle cet effet?
L'étude souligne que plus les symptômes décrits par les femmes sont sévères, plus le risque de facteurs de maladie cardiovasculaire traditionnels est important. De plus, la dépression a été liée à des manifestations physiques telles qu'une accélération du rythme cardiaque.
Autre raison : la dépression peut amener les patients à se négliger. L'Association américaine du coeur (AHA) a ainsi recommandé l'an dernier que toute personne atteinte de maladie cardiaque soit régulièrement dépistée pour dépression, les patients déprimés pouvant abandonner leur traitement, ne plus faire d'exercice et se sous-alimenter.

Une vitamine peut prévenir la perte de mémoire

Selon une étude de l'université d'Oxford publiée dans le journal Neurology, une vitamine retrouvée dans la viande, le poisson et le lait pourraient aider les personnes âgées à garder leur mémoire.
L'étude est basée sur les résultats obtenus chez 107 bénévoles apparemment en bonne santé pendant une période de cinq ans. Dans cette étude deux personnes sur cinq étaient déficientes en vitamine B12. Le problème est encore plus fréquent chez les personnes âgées. Les supplémentations, notamment du pain, en acide folique pourraient masquer les symptômes de déficience en vitamine B12 chez les plus âgés.
Le Pr David Smith, qui a conduit le projet de l'université d'Oxford d'investigation de la mémoire en fonction de l'âge planifie maintenant de conduire un essai en prescrivant des vitamines B chez les personnes d'âge pour se rendre compte si leur prise pourrait diminuer la vitesse de la perte de la mémoire chez ceux-ci.
L'étude suggère que la consommation de plus de vitamine B12 à travers l'alimentation comprenant des viandes, du poisson, des céréales fortifiées ou du lait pourrait aider à protéger le cerveau. Le foie et les crustacés sont particulièrement riches en vitamine B12.

 

L'obésité transmise par les proches !

Si vos proches se mettent à prendre du poids, vous avez toutes les chances d'en faire autant ! Des chercheurs américains ont étudié 12 000 personnes sur plus de 30 ans et ont montré que si vos amis et votre famille grossissent, vous avez toutes les chances vous-aussi de faire grimper l'aiguille de la balance.

Si vos proches se mettent à prendre du poids, vous avez toutes les chances d'en faire autant ! Des chercheurs américains ont étudié 12 000 personnes sur plus de 30 ans et ont montré que si vos amis et votre famille grossissent, vous avez toutes les chances vous-aussi de faire grimper l'aiguille de la balance.
Dans le détail, si un de vos amis prend du poids, vous avez 67 % de chances de faire de même, si c'est un frère ou une soeur, vous avez 40 % de risques en plus, et 37 % s'il s'agit de votre conjoint. Le sexe a une forte influence : s'il s'agit d'un ami du même sexe qui grossit, le risque de le suivre est de 71 %. Et entre deux frères, les chances de prendre du poids sont de 44 %, mais elles grimpent à 67 % entre deux soeurs.
Les scientifiques ont même montré que la distance ne changeait rien à l'affaire : même si votre ami vit à plusieurs centaines de kilomètres et se met à prendre du poids, vous avez plus de chances de grossir. Ainsi, cela va au-delà du fait de simplement partager les mêmes restaurants ou de pratiquer le même type d'activités physiques.
Mais pas question pour autant d'abandonner vos proches s'ils se mettent à grossir ! L'étude montre que plus vous êtes entouré, moins vous avez de chance de prendre du poids. Il vaut mieux avoir des amis qui grossissent que pas d'amis du tout !

Marcher à 4 km/h permet de rester en bonne santé

 

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Une étude montre que faire au moins 3 000 pas en 30 minutes cinq jours par semaine est le bon rythme pour en retirer des bénéfices corporels.

  • On  ne le dira jamais assez, l'exercice physique est bon pour la santé. C'est comme un médicament sans ordonnance qui réduit le risque de décès prématuré, de maladie coronarienne, d'attaque cérébrale, d'hypertension artérielle, de diabète adulte (type 2), de cancer du colon, du sein, de dépression et bien sûr d'obésité. On le voit, l'activité physique est bonne pour tout et pour tous, des jeunes enfants aux personnes âgées.
  • Les spécialistes estiment que deux heures et demie d'activité physique modérée par semaine, soit 30 minutes par jour pendant cinq jours, amènent des bienfaits pour la santé. Pour ceux qui pratiquent la marche, une étude publiée récemment dans The American Journal of Preventive Medicine, s'est attachée à quantifier précisément la vitesse et le temps durant lequel il faut marcher pour en attendre des retombées positives. Pour cela, Simon Marshall, de l'université de San Diego (États-Unis), et ses collègues ont demandé à des volontaires, hommes et femmes, âgés de 18 à 55 ans, de marcher sur des appareils munis de tapis roulants en étant équipés de divers détecteurs. Les « cobayes » portaient, en particulier, un masque sur le visage pour recueillir et analyser leur respiration (taux d'oxygène et de gaz carbonique). De même, leur rythme cardiaque était enregistré afin de précisément chiffrer l'intensité de leur activité physique et l'équivalent calories de leurs dépenses énergétiques.
  • Ils étaient ainsi amenés à marcher à des vitesses de 3,8, 4,8, 5,6 et 6,6 km/h et portaient un podomètre pour enregistrer leur nombre de pas. Ce qui les conduisait à des fréquences comprises entre 92 et 135 pas par minute.

 Pour ne pas reprendre le poids perdu

 
« Le résultat de notre étude est que les bénéfices pour la santé peuvent commencer dès 10 minutes de marche pendant lesquelles on fait un minimum de 1 000 pas, soit 100 pas par minute, explique Simon Marshall. On peut commencer par-là de façon régulière avant de monter à des séances de 30 minutes avec 3 000 pas. C'est là que se situe la vitesse à laquelle l'organisme va profiter de l'effort. De ce point de vue, le podomètre apporte une aide précieuse car c'est un outil simple et pratique permettant de gérer au mieux son effort physique pour être au niveau, ni trop au-dessous ni trop au-dessus, des bénéfices sani­taires ». En pratique, 3 000 pas en 30 minutes correspondent, en moyenne, à une vitesse de 4 km/h, soit une marche soutenue sans être trop rapide.
  • Ces chiffres ne constituent qu'une base et doivent bien sûr être adaptés à chacun selon son cas. Ainsi, une autre étude, américaine elle aussi, a montré que l'exercice physique permet d'éviter la reprise de poids après un régime alimentaire à condition d'en faire 55 minutes par jour cinq jours par semaine. Et ce, sans faiblir dans la durée. Sinon, les quelque 10 % de poids perdus sont aussitôt repris.
  • Une vaste enquête de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a elle-même mis en évidence les conséquences néfastes de la sé­­den­tarisation des populations des pays riches. Qu'il s'agisse des transports, des tâches ménagères, du travail ou des loisirs, nous ne brûlons plus assez de calories pour notre alimentation riche. Et les maladies chroniques prolifèrent.

 

                                                           

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